
Premier coup de gueule contre Sarkozy et sans doute pas le dernier.
En visite au Sénégal, le président a donc fait la leçon aux jeunes africains : non la colonisation n'est pas à l'origine de tous les maux, si votre pays est dans un tel état, ne vous en prenez qu'à vous même. la colonisation a été une très grande faute mais il n'est pas question de repentance. a-t-il dit en substance.
Il ne se sent pas responsables des exactions commises par ses aïeux.
Pourtant des entreprises françaises continuent d'exploiter les ressources naturelles du continent africain sans en payer le juste prix, pourtant, le gouvernement cherche à instaurer en France une politique d'immigration économique qui prive de ses élites un grand nombre de pays africains et fait baisser le coût du travail en France.
N'y a t-il pas là, pour le moins, des relents de colonialisme?
Pour les autres immigrés, déjà présents sur notre territoire, la vie sera de plus en plus dure.
Depuis 1949 la superposition des lois sur l'immigration provoque des situations incroyables : certains ne sont ni expulsables ni régularisables. La dernière loi dont le projet a été présenté au conseil des ministre debut juillet, durcit encore le regroupement familial et comporte comme point principaux : "l'évaluation de la langue française et des valeurs de la république" et surtout, "Pour faire venir ses proches, l'étranger devra disposer de revenus égaux à 1,2 fois le smic. C'est dire si l'arrivée de nouveaux immigrés clandestins est à prévoir.
Et puis, pour ce qui concerne les expulsions, il faut faire du chiffre. alors on fait n'importe quoi. On arrête un grand père venu chercher sa petite fille devant une école, ou une grand mère de 68 ans, au moment ou elle prenait son bain. Diabétique elle n'a même pas eu le temps de prendre ses médicaments avec elle.
Le problème est tel que les actionnaires d'Air France se sont posés la question de savoir s'il fallait accepter de procéder à ses expulsions (pas pour des raisons humanitaires, ne nous leurrons pas mais bien plutôt pour des problèmes de sécurité et d'image de marque). Quant aux recours contre les mesures d'expulsion d'"illégaux" (suspensif de la décision d'expulsion), elles engorgent les tribunaux administratifs à tel point que les syndicats se plaignent de ne plus juger que cela.
La presse Sénégalaise (sauf la presse pro-gouvernementale) a jugé sévèrement le discours de Nicolas Sarkozy parlant d'"injures" à l'égard de leur pays ou de comportements qui rapellent les "missions civilisatrices d'antant".